BRACOLI

IFAEF Loum

Soutenances de fin de formation.

Parc National de la Bénoué

Impregnation sur le stratégie de co-gestion.

Extension des productions animales

Valorisation des peaux des petits ruminants.

Apiculture

Un metier noble.

mardi 5 février 2019

Préparation Militaire Supérieure PMS-MINFOF 2019


Sous la supervision du Général de division, Phillip Mpaie, 50 personnels des Eaux et Forêts ont été admis en stage de perfectionnement militaire au Bataillon des Troupes Aéroportées de Koutaba, sous le nom de baptème: Contingent Piétro.
Le rôle traditionnel de l'armée est de défendre l'intégrité du territoire national face aux agressions extérieures et d'assurer la paix à l'intérieur des frontières. Cependant, de nos jours, la plus grande menace pour notre planète bleue est la dégradation galopante des écosystèmes forestiers et de l'environnement due, entre autres, à l'effet de serre, à la destruction de la couche d'ozone, au déboisement, à la pollution des eaux et des ressources terrestres, le grand braconnage, le sciage sauvage … .

C'était 50 personnels des Eaux et Forêts, admis en stage de perfectionnement militaire de 47 jours au Bataillon des Troupes Aéroportées de Koutaba. La cérémonie de départ s'est déroulée à l'esplanade du MINFOF Yaoundé, était présidée par Jules Ndoré NDONGO, Ministre des Forêts et de la Faune. Cette formation s'inscrit dans le cadre de la mise en application du décret du 13 mars 1986 fixant les modalités du port d'uniforme, d'armes et de munitions, d'insignes et de grades des fonctionnaires des administrations des forêts et de la faune.
Les membres de l'atelier TIOR. au centre les cadres du BTAP
Ces qualités et valeurs sont : l'honnêteté, la fidélité, l'intégrité, l'honneur et le courage. 47 jours de formation s'étendant du 21 décembre 2018 au 05 février 2019 au BTAP- Koutaba. En vue de l'amélioration les aptitudes physiques et perfectionnement militaire des agents des eaux et forêts, afin d'être militairement opérationnel sur le terrain.

L'exercice militaire est un puissant instrument pour développer la fierté individuelle, la vivacité mentale, la précision, et l'esprit de corps qui aideront à obéir aux ordres instinctivement et immédiatement dans n'importe quelles circonstances. Une bonne discipline dépend du développement poussé des qualités personnelles, en particulier du sang-froid et de la coopération. L'exercice militaire et les défilés officiels visent à stimuler ces qualités qui, par la pratique, deviennent automatiques et qui resteront sous le stress des activités, en temps de conflit comme en temps de paix.
Avec l'adjudant BARAMA et le colonel FOPA
« Il y a une règle qui est immuable dans l'armée. En situation de crise sur les terrains de combats, on tient pour ses co-équipiers et grâce ce qui nous relie à eux. La création d'un esprit collectif passe avant toute transmission de savoirs ou de savoir-faire. ... l'unité fonctionne en mode clos 24 heures sur 24 pour apprendre à vivre ensemble. Des binômes francophones/non francophones sont créés. Réussites individuelles et collectives sont intimement mêlées. C'est le ciment de la culture militaire. »
Elle permet d'apprendre non seulement le métier des armes, mais aussi et surtout les valeurs et les règles de la vie militaire qui ont 
Manœuvre: Flexion bras, abdominaux  
pour noms : obéissance, loyauté, ordre et discipline, sacrifice et dévouement à la patrie, solidarité, cohésion et esprit de corps, respect de la hiérarchie »
« J’ai appris que les gens oublieront ce que vous avez dit, ils oublieront ce que vous avez fait, mais ils n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir. » – Maya Angelou


« Quand tout semble être contre vous, souvenez-vous que l’avion décolle face au vent, et non avec lui. » – Henry Ford
En plein excursion avec Koul et Edang

« Une opportunité est manquée par beaucoup de gens parce qu’elle est souvent cachée dans la vue d’ensemble et ressemble au travail. » – Thomas Edison
Au champ de tir avec une AK 47 Kalashnokov


Position assis tailleur

Marche commando (MARCO) sur 8km 

sur échelle de raille 6m de haut


Photo de famille avec la 2 ème Section




















Ramper
« Quand tout semble être contre vous, souvenez-vous que l’avion décolle face au vent, et non avec lui. » – Henry Ford
atélier de combat
« Une opportunité est manquée par beaucoup de gens parce qu’elle est souvent cachée dans la vue d’ensemble et ressemble au travail. » – Thomas Edison
Marche commando et ascension du mont Mbappi


Photo de famille avec la 1ére Section

 Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d'entraînement, on peut arriver à en faire des militaires. , cette citation de Pierre Desproges



















vendredi 14 septembre 2018

In-park village management through Permanent Use Zone, the case of Korup National Park


Korup National Park (KPN) is one of the most important biodiversity hotspot in Africa, characterized by extremely rich tree diversity and a remarkably high level of endemism (Rodewald et al., 1994; Waltert, 2005; MINFOF, 2008; MINFOF, 2017). It’s a refuge of flagship and high vulnerable animal species like Elephante, Drill, Chimpanzee, Preuss’s red colobus monkey, Picathartes. Despite its highest value like generative income, ecosystem services and conservation value; KNP is suffering from a number of activities that are threatening it integrity and connectivity (Dupuy, 2015). Clearing of natural vegetation to provide land for agro-industrial plantations, commercial and subsistence agriculture is the biggest driver of deforestation in the area (Bobo et al., 2006a; Bobo, 2007; Guekeu et al., 2014; Dupuy, 2015; Tonleu et al., 2018). In villages that immediately border the different PAs, land has gradually become insufficient for cash crop cultivation and without alternatives; the risk of encroachment into PAs is increasing. With the fast disappearance of communal forests in favour of agricultural holdings, NTFPs harvesting and hunting is shifing as well into PAs (Dupuy, 2015).
The world's system of protected areas (PAs) has grown exponentially over the past 25 years, particularly in developing countries where biodiversity is greatest. Concurrently, the mission of PAs has expanded from biodiversity conservation to improving human welfare (Naughton-Treves et al., 2005). The relationship between protected areas and community land rights is important for both human rights and biodiversity conservation at a global scale (RRI, 2015). It is important for human rights because land and natural resources are fundamental to the existence, livelihoods, cultural heritage, identity, and future opportunities of Indigenous Peoples and local communities (Defries and al, 2007; RRI, 2015).
Thus, PAs are widely recognized as one of the most important strategies for achieving conservation and sustainable development. However, they face great challenges. Many studies have indicated that most of the problems affecting PAs involve land use changes and activities that originate in surrounding areas (Kozlowski and Vass-Bowen, 1997 ; Sharma, 1990; Rodríguez and Vega, 2018), seriously undermining the harmonious balance between conservation and sustainable development in and around PAs. A new approach to biodiversity conservation within human-dominated landscapes one that unites a focus on ecologically sustainable agriculture with existing efforts in protected areas to achieve lasting conservation outcomes at local and regional levels. This new approach recognizes farmers as stakeholders in conserving biodiversity and actively solicits farmers as partners to create resilient landscapes that foster wildlife and preserve rural livelihoods and local knowledge (Harvey and al., 2008).
Like most of PAs, KNP is surrounded by riparian communities, it host 32 villages in its periphery, with 05 villages inside the park. In fact, when KNP was created in 1986, it’s had already many enclaves’ villages (Erat, Esukutan, Bera, Ikondokondo I, Ikenge and Bareka-Batanga). According to the creation process all these enclaves inside the park were illegal and should be resettled. In 2000, the Korup Project succeeded to resettle only one village, Ikondokondo. But in the revised Management Plan of the Park (2008-2013) resettlement for various reasons no longer been considered as a feasible option and it was now foreseen to demarcate “Permanent Use Zones” (PUZ) for in-park villages. Hence, MINFOF through the PSMNR-SWR has initiated the process of PUZ establishment for the Erat, Esukutan and Bera communities. In addition with co-management approach, the community of Erat has signed the Conservation Development Agreements (CDA); in which the local population participates as partners in park management; while also benefiting from Infrastructure development and Income Generating Activities (IGAs) to improve their livelihoods. The PUZ process is in line with prescriptions specified in PUZ agreement and will permit the community, KNP and other partners to conveniently invest in the development of Erat village (Dupuy, 2015 ; KNP, 2015 ; MINFOF, 2017).

Despite these efforts, KNP remain an area of a wide rate of threatening wildlife, with many cases of elephant killing and bushmeat traffic (Dupuy, 2015); and there is still little agreement about how compliance with PA policies could be better achieved (Andrade and Rhodes, 2012). Furthermore, some villages are not signed the Conservation Development Agreement (CDA) and others don’t agreed with Permanents Use Zones (PUZ) establishment (Dupuy, 2015; MINFOF, 2017).

By TANEBANG Cyrille
Forestry and Wildlife Engineer

REFERENCES 
Bobo, K. S. 2007. From forest to farmland: Effects of land use on understorey birds of Afrotropical rainforests. Thèse de Ph.D. Université Georg-August de Göttingen, Allemagne. 169p.
Bobo, K. S., Waltert, M., Sainge, N. M., Njokagbor, J., Fermon, H. et Mühlenberg, M. 2006b. From forest to farmland: species richness patterns of trees and understorey plants along a gradient of forest conversion in Southwestern Cameroon. Biodiversity and Conservation 15: 4097-4117.
DeFries, R,. Hansen, A,. Turner, B. L., Reid, R. and Liu, J. 2007. Land use change around protected areas: management to balance human needs and ecological function. Ecological Society of America 17 (4): 1031–1038.
Dupuy, J. 2015. Collaborative management of Protected Areas, PSMNR-SWR approach and concepts. Programme for Sustainable Management of Natural resources, South West Region (PSMNR-SWR), Buea, Cameroon.
Guekeu, H. M., Bobo, K. S. et Tanebang, T. C. L. 2014. Large Scale Oil Palm Plantation Expansion by Herakles Farms in Southwest Cameroon: Local Communities Between Development and Conservation. Abstract. Tropentag. Czech Republic.
Harvey, C. A., Komar, O., Chazdon, R., Ferguson, B. G., Finegan, B., Griffith, D. M., Martínez-Ramos, M., Morales, H., Nigh, R., Soto-Pinto, L., Breugel, M. Van. and Wishnie, M. 2008. Integrating Agricultural Landscapes with Biodiversity Conservation in the Mesoamerican Hotspot. Conservation biology 22 (1): 8–15. https://10.1111/j.1523-1739.2007.00863.x
Kozlowski, J.; Vass-Bowen, N. (1997). Buffering external threats to heritage conservation areas: Planner’s perspective. Landsc. Urban Plan. 37 : 245–267.
Ministère des forêts et de la faune. 2008. Management Plan for the Korup National Park and its peripheral zone (2009-2013). MINFOF. Yaoundé. Cameroon. 136p.
Naughton-Treves, L., Holland, M. H and Brandon, K. 2005. The role of protected areas in conserving biodiversity and sustaining local livelihoods. Annual Review of Environment and Resources 30: 219-252. https://doi.org/10.1146/annurev.energy.30.050504.164507
Rodewald, P. G., Dejaifve, P. A. et Green, A. A. 1994. The birds of Korup National Park and Korup Project Area, Southwest Province, Cameroon. Bird Conservation International 4: 1-68.
Tonleu, J., Bobo, K. S., Djoumessi, D W., Tanebang, T. C.L., Lontchi, W. T. G., Tanyimajob, A. C., Mfendem, K. L., Assoua, R. S; H., Nzitouo, T. U. et Mpoame, M. 2018. Prédation des nids de deux espèces de bulbuls (Pycnonotidae) dans un écosystème de forêt tropicale humide à Korup, Sud-Ouest Cameroun. International Journal of Biological and Chemical Sciences. 12(5): 2328-2343. https://dx.doi.org/10.4314/ijbcs.v12i5.32
Waltert, M., Bobo, K. S., Sainge, M. N., Fermon, H. et Mühlenberg, M. 2005. From forest to farmland: Habitat effects on Afrotropical forest bird diversity. Ecological Application 15: 1351–1366.

jeudi 15 juin 2017

IMPRÉGNATION SUR LA STRATÉGIE DE COGESTION AU PARC NATIONAL DE LA BENOUE

Photo de famille au campement du Buffle noir, Parc National de la Bénoué


CONTEXTE et justificatif
La cogestion comme modèle de gestion des aires protégées en général a commencé dans les années 1980 dans les parcs nationaux de Korup, de Waza, de la Bénoué et de Lobéké au Cameroun. Tout récemment encore, grâce à l’appui de programme de gestion durable des ressources naturelles dans le Sud-ouest avec l’appui financier et technique du GFA, GIZ, WWF et WCS, ces expériences se sont poursuivies dans les parcs nationaux de Takamanda et du Mount Cameroun et au Sanctuaire de Faune de Banyang Mbo dans la Région du Sud-Ouest Cameroun. Aujourd’hui, bien que restant encore un modèle promu dans le pays, les approches de cogestion expérimentées dans ces différents espaces ne s’alimentent pas suffisamment de façon mutuelle pour en tirer des leçons des expériences passées afin de les consolider pour en faire des modèles applicables à d’autres sites. 

En effet, reconnu ancien domaine privé de chasse du lamido Rey Bouba, le Parc National de la Bénoué (PNB) devient réserve de faune le 11/11/1932, avant d'être parc par décret N°120 du 05/12/1968, et l’une des premières aires protégées du Cameroun. Puis classé en réserve de biosphère par l'UNESCO en 1981. C’est l’une des premières aires protégées à être dotées d’un plan d’aménagement élaboré en 2002. Cette APs couvre une superficie d'environ 180.000 ha. De part sa position géographique à cheval entre les PN de Bouba Ndjida et Faro, il est considéré comme le poumon qui alimente ce réseaux d'APs. Son classement en réserve de biosphère lui confère un statut particulier de pseudo-cogestion. D’où l’importance, l’importance d’explorer les approches menées dans d’autres aires protégées tel que le Parc National de la Bénoué afin d’en tirer des leçons apprises susceptibles d’approfondir la cogestion au Sud-Ouest.
Cette mission au Parc National de la Bénoué avait pour objectifs :
v d’échanger les connaissances professionnelles sur les concepts de cogestion et de conservation communautaire ;
v d’avoir une expérience pratique sur les approches de cogestion et de conservation communautaire menées dans le PNB ;
v d’analyser les principales différences entre les diverses approches ;
v de créer un réseau de praticiens de cogestion pour l’apprentissage et le partage d’informations et d’expériences ;
v de s’éclairer sur les approches menées. 

Biodiversité, Zonage
Situé dans la soudano-guinéen, l’écosystème dominant est la savane tropicale boisée et les forêts sèches ouvertes. Le parc et sa zone périphérique présentent un relief relativement accidenté constitué de collines et de plaines. Le réseau hydrographique de la zone est surtout tourné vers la Bénoué. Le parc de la Bénoué est représentatif de la diversité animale des savanes africaines. Les espèces phares du parc comprennent le buffle (Syncerus caffer), l’éléphant (Loxodonta africana), le lion (Panthera leo), l’hippotrague (Hippotragus equinus), l’hippopotame (Hippopotamus amphibus), le cobe de buffon (Kobus kob), le cobe defassa (Kobus ellipsiprymnus), l’éland de Derby (Taurotragus derbianus) et la girafe (Giraffa camelopardalis).
Dans le cadre de l’élaboration du plan d’aménagement du PNB et de sa zone périphérique en 2002, un zonage avait été négocié entre les différentes parties prenantes. Ainsi, quatre zones distinctes sont matérialisées. Il s’agit : 
v des Zones à Usage Multiple (ZUM) destinées à l’agriculture, l’élevage et toute autre activité humaine ;
v Sept (07) corridors de migration de la faune sauvage ont été négociés et installés dans les zones d’intérêt cynégétique (ZIC) No 1 et 4 à cogestion communautaire de la périphérie ouest du parc;
v des couloirs de transhumances ; et enfin
v des zones de biodiversité qui ne sont autres que 9 ZICs et le parc national de la Bénoué.
Ce zonage avait été réalisé entre l’administration en charge des forêts et les populations riveraines. Il a fait l’objet de deux conventions signées entre le Ministère en charge des forêts représenté par le ministre et les populations riveraines représentées par les présidents des Unions des Comités Villageois de la Faune (UCVF) qui cogèrent ces ZIC 1 et 4 avec l’Etat. Pour la mise en œuvre du processus de cogestion, l’Etat et les ONG mandataires ont créé des institutions locales aptes à assurer la relève. Il s’agit des comités locaux de gestion, des conseils scientifiques, des comités villageois de la faune des zones d’intérêt cynégétique cogérées et d’autres organisations d’autopromotion.  Dans la phase de sortie des projets implémentés par ces ONG, les membres de ces institutions ont reçu des formations multidisciplinaires pour renforcer leurs capacités aux fins de les rendre aptes à se prendre en charge et à s’auto-promouvoir une fois les activités et les financements des ONG terminés.

Etat des lieux du Parc National de la Benoue